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« Procréacteurs » : association de 3 mots qui définissent l’attitude et le comportement d’une personne qui participe à une démarche en réseau de type cluster, débouchant sur l’émergence de projets collaboratifs qui induisent à terme, par leur succès, un réseau communautaire. C’est l’association de proactivité, créativité et action qui se déclinent en proactif, créatif et acteur.

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Réflexions à propos d'un projet, le projet SeaOrbiter

 

Réflexions à propos d’un projet, le projet « SeaOrbiter, la Sentinelle de la Mer », dont Le Figaro et le « JT  de 20 heures » d’Antenne 2, du 3 septembre ont annoncé le prochain lancement. L’accord a été obtenu auprès des plus grandes autorités de l’Etat, à l’occasion du Grenelle, grâce à l’engagement de Jean-Louis Borloo et confirmé ensuite par le Président de la République, dans son discours sur « La politique maritime de la France », au Havre le 16 juillet.

 

Il s’agit d’un projet, dont la conception, imaginée, il y a dix ans, par Jacques Rougerie, passionné du monde marin et sous-marin, autorise des observations en continu, en dynamique et de manière procréactive. Ceci grâce à la présence permanente de l’homme « in situ » et non seulement par des instruments placés isolément, en un endroit ou en réseau ou par des navigations discontinues qui souffrent de ruptures dans la compréhension des phénomènes.

SeaOrbiter, « la et bientôt les sentinelle(s) de la Mer »  est complémentaire des autres outils, équipements ou expéditions qui sont  utilisés pour observer et comprendre le fonctionnement de notre planète (qu’ils s’agissent des autres équipements d’observations océanographiques, tels que par exemple : la flotte de l’Ifremer, dont le dernier « bijou », Le Pourquoi Pas ?, la mission de la goélette Tara Océans que Thalassa a bien présenté vendredi soir, ou encore d’autres projets de réseaux de capteurs, comme celui d’Antares en Méditerranée).

Cette innovation est unique au monde par sa vocation sous-marine. Sa valeur ajoutée sur la chaine de valeur des observations océanographiques, permet enfin aux hommes de pouvoir, s’ils le veulent, de rentrer « en symbiose avec la Planète » (Michel Serres).

 

Tout cela est le résultat d’un talent, celui de l’architecte du monde marin habité, Jacques Rougerie, associé, au sein d’un véritable cluster bottom-up international, à des partenaires qui  ont cru au projet, notamment des étrangers, dès le début,  et doublé d’une ténacité obstinée pour vaincre les obstacles que notre pays sait mettre, hélas, sur le parcours de la mise en œuvre d’une innovation.

Cela est d’autant plus vrai quand cette innovation émerge hors des grands centres de recherche publics ou des grands groupes, ce qui est le cas de SeaOrbiter. Il a fallu cinq ans d’efforts de pédagogie, d’explications, de démonstrations, de justifications, car l’engagement et le soutien au projet  de compétences internationales parmi les plus réputées dans leur domaine, ne suffisent pas à eux seuls à ouvrir les esprits, à faire bouger les paradigmes et les lignes de « défense » du savoir français !
C'est hélas ainsi et c'est ce qui explique que notre pays prend du retard dans beaucoup de domaines qui participent du développement de l'économie de la connaissance globalisée. En revanche nous sommes et nous serons, longtemps encore, les champions des grands projets d'infrastructures ou d'équipements, pilotés par une démarche "top-down". Tout n'est pas perdu, mais rien ne nous dit que ce sera suffisant pour rester dans la compétition des  nouveaux gisements de création de valeurs, de sens et d'emplois.


http://www.seaorbiter.com/

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